Francofolies de Spa
Tout les grands moments
3eme partie: les découvertes
Saez
dernier album: "Debbie"
Samedi 23/07 -23h30- Scène Pierre Rapsat
Provocateur torturé, romantique hanté par la mort, ce personage contrasté fait figure d'Oedipe roi. Il est le portrait "crashé" d'une jeunesse sans repère, abimée et immolée sur l'autel de l'uniformisation. Sur le toboggan d'une voix aux multiples octaves, Saez envisage la force du rock comme un vecteur expresioniste nouriseur de reves. Ses textes lui ressemblent, tranchants comme la faux de la mort. Ses décibels sont rebelles, et sa gueul d'amour crache autan de venin qu'elle fait tourné les tetes. Simple, innocent et frais comme du bon pain, le chanteur traine sa dégaine de sale gosse effronté. Il se met en avant pourt exister, s'impose de lui-meme et, finalement, emmerde tout le monde.
Dejanté comme Manset, halluciné comme Cobain, surréaliste comme Morrison, mythique comme sont mentor, Lou Reed, obsédé par tant d'icones, Damien offre au rock français sa rédemption dans le feu des riffs et de ses textes brulots. En trois albums("jours étranges" 1999, "God Blesse" 2002, et "Debbie" en 2004) il impose un style, une attitude et une aura qui trouvent un écho exceptionnel dans une certaine génération. La Saezmania des débuts s'est quasi transformée en communauté saezienne, puisqu'un veritable mouvement s'est créé autour de l'artiste.